Statut juridique

En droit français, la chapelle Notre-Dame-de-Spéluque dite également chapelle Notre-Dame-du-Plan (cad. C 352) est classée au titre des monuments historiques par arrêté du 26 juin 1990. Elle est répertoriée dans la base Mérimée, base de données sur le patrimoine architectural français du ministère de la Culture, sous la référence PA00081524.

Elle est actuellement propriété (privée) de l’Association diocésaine de Fréjus-Toulon et mise à la disposition de l’Association des Amis de Notre-Dame-de-Spéluque par bail emphytéotique de 99 ans (« avec tous les droits et les devoirs du propriétaire », cf. bail). La présidente de l’association est Sœur Marie du Saint-Esprit, op. Cette association loi 1901 a été déclarée en sous-préfecture de Draguignan le 14 novembre 1990 (JO du 8 décembre 1990, n° 49, p. 3051). Son objet est le suivant : « sauvegarder le patrimoine religieux de la chapelle de Notre-Dame de Spéluque en le mettant à la disposition de moniales dominicaines. » Son siège social est à la chapelle de N.-D. de Spéluque. Actuellement l’association des Amis de Notre-Dame-de-Spéluque œuvre à redonner vie à ce lieu saint où, loin de l’agitation et des déformations du monde, Jésus et Marie sont présents pour parler au cœur du pèlerin.
Les pèlerins, visiteurs, amis, peuvent s’associer financièrement à la restauration. Tout don donne lieu à un reçu fiscal.

En droit canonique, la chapelle est un oratoire selon le canon 1223 du Code de droit canonique de 1983. Elle est sous la responsabilité du chapelain (canons 564 et suivants) nommé par l’Ordinaire du lieu, Monseigneur Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon.

Sources documentaires, droits d’auteur : Article Wikipédia (cc by-sa 3.0).

Gravure d’illustration : dessin de la borne milliaire christianisée de Notre-Dame de Spéluque, reproduit dans l’article de Laflotte, « Deux mégalithes à cupules dans le département du Var », Bulletin de la Société préhistorique de France, Année 1929, Volume 26, Numéro 3, pp. 206-208. Devant la chapelle Notre-Dame de Spéluque à Ampus une croix en fer plantée dans une pierre cylindrique est le vestige d’une borne romaine. Sur le fût étaient mentionnés le nom de l’autorité (empereur, consul) à l’initiative de la construction ou de la réfection de la voie, ainsi que la distance en milles romains entre la borne et la cité administrative la plus proche, Fréjus (Var) et Riez (Alpes-de-Haute-Provence), mais aussi la date des travaux réalisés en 1898 par la famille de Jerphanion.

Historique

Carte postale : photo prise en 1915.

La chapelle Notre-Dame de Spéluque, située sur la commune d’Ampus dans le Var (France). L’ensemble fut un prieuré de l’abbaye de Lérins jusqu’à la Révolution.

L’actuelle sacristie de la chapelle primitive remonte au Xe siècle et fut, sans doute, érigée à l’emplacement d’un ancien lieu de culte païen.

Les Sarrasins, quittant leur repaire de Fraxinet (La Garde-Freinet), firent irruption dans la plaine de Tourtour. Les habitants se réunirent pour résister et jurèrent, s’ils remportaient cette victoire, de construire une chapelle, témoignage de leur reconnaissance à la Vierge.

Ils chassèrent l’envahisseur et construisirent l’édifice. En 990, Almerade évêque de Riez, la dota d’un « autel en Val d’Empure » consacré à la Vierge (cartulaire de l’abbaye de Lérins).

Cette chapelle primitive étant devenue trop petite, on lui en adjoignit une autre qui fut consacrée en 1090 par Raymond Béranger, évêque de Fréjus. À l’époque, un monastère et un village se regroupaient autour de cette église.

Quelques années plus tard, un chevalier félon, nommé Tuan, et des membres de sa famille saccagèrent ce joyau de l’art roman ainsi que le monastère et le petit village. Seule fut réparée la chapelle au milieu de la petite plaine. Elle fut pourvue d’un prieur et desservie par quatre moines.

Selon l’historien local Marcel Faure, la basilique fut consacrée le 10 janvier 1090 par Bérenger III, évêque de Fréjus. Speluca nom donné à Saint Victor par Bertrand de Saint-Martin évêque de Fréjus uni à la collégiale de Pignans puis cédé aux Oratoriens de Cotignac.

A la Révolution cette chapelle, Beate Marie de Speluca comme on la désignait dans les anciens textes, appelée également aujourd’hui Chapelle Notre-Dame du Plan, a été vendue comme « bien national » et acquise par Madame d’Autran puis rachetée par la famille de Jerphanion.

Le classement au titre de la loi du 31 décembre 1913 sur les monuments historiques est intervenu par arrêté du 26 juin 1990. L’ermitage accolé au sud, englobant le chevet, construit plus récemment (sans doute XIXe), n’est pas compris dans la protection.

C’est un édifice à nef unique comprenant en plan trois travées terminées par un chœur semi-circulaire voûté en cul-de-four. La nef est elle-même couverte d’une voûte en berceau brisé soutenue par des arcs doubleaux retombant sur des impostes et des piliers rectangulaires. Les murs latéraux sont rythmés par des arcades de décharge. Il est situé en bordure de la Nartuby, au pied du plateau des Rouvières et bordé par le Plan de Canjuers. Le chevet plat est englobé, au nord, dans une sacristie qui occuperait l’emplacement d’une chapelle primitive du Xe siècle. L’édifice possède un remarquable autel pentadote du XIe siècle des plus rare, composé de deux colonnes torsadées, deux colonnes à fûts lisses et une colonne à fût hexagonal. Les colonnes sont surmontées de chapiteaux à feuillage.

La meurtrière absidiale possède un vitrail représentant Notre-Dame, l’oculus éclairant la face ouest a lui aussi conservé son vitrail. Ils datent probablement de la deuxième moitié du XIXe siècle (vers 1868 ?), date à laquelle la chapelle fut réparée, l’ermitage et le clocher construits.

En 1793, elle fut vendue comme bien national et, après avoir servi pendant une quarantaine d’années d’abri agricole sinon de bergerie, achetée par madame d’Autran, puis par la famille de Jerphanion qui la rendirent au culte. D’importantes réparations sont alors entreprises et le clocher restitué et l’ermitage édifié. La cloche est, elle, datée de 1843.

Enfin, Madame Louise de Jerphanion (†), souhaitant rendre à cette chapelle privée sa destination première, y accueille une moniale dominicaine de Paray-le-Monial (Saône-et-Loire).

La chapelle est désormais propriété de l’association diocésaine de Fréjus-Toulon avec bail emphytéotique à l’Association des amis de Notre-Dame de Spéluque.

M. l’Abbé Alexis Campo, chancelier, a été nommé à compter du 1er septembre 2016 chapelain de la chapelle Notre-Dame-de-Spéluque (réf. 2016 / 85), par Monseigneur Dominique Rey évêque de Fréjus-Toulon.

Source : Article Wikipédia (cc by-sa 3.0).