Comment accéder à la chapelle ?

COMMUNIQUÉ – ATTENTION : exceptionnellement, en 2020, la solennité de la Nativité de la Vierge (également appelée « Fête du Plan »)  NE sera PAS célébrée par une messe à la chapelle en raison des contraintes gouvernementales imposées pour les célébrations liturgiques dans les lieux clos (Décret n° 2020-860 du 10 juillet 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de covid-19 dans les territoires sortis de l’état d’urgence sanitaire, Art. 47).


La chapelle est située en France dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, dans le Haut-Var, à 600 m d’altitude, à 20 mn de Draguignan. En sortant du village d’Ampus, prendre la direction de Tourtour, rouler pendant 2 km environ, prendre à droite la D 49 en direction du lac Sainte-Croix, rouler de nouveau pendant 2 km environ, tourner à  droite à l’oratoire en bordure de la route, prendre la direction « Le Plan », passer devant une vieille bastide du XVIIIe siècle en ruine (le Moulin-Vieux, sur la gauche), une boîte aux lettres sur la gauche indique « Notre-Dame du Plan » : ne pas s’y arrêter, continuer ; à l’embranchement suivant prendre à droite (ne plus suivre « Le Plan ») monter un peu, après une ligne droite la route tourne à droite, panneau « Chemin du Turquet », la route descend légèrement  jusqu’au panneau à fond bleu indiquant la chapelle de Notre-Dame de Spéluque (boîte aux lettres avec chiffre 2001) desservie par un chemin pierreux légèrement en pente (ne pas hésiter à l’emprunter malgré le panneau), le chemin passe entre des champs pauvres… et au détour d’un bosquet, la chapelle romane apparaît enchâssée dans un écrin d’arbres multiséculaires. Nota bene : le GPS envoie souvent ailleurs et perd ceux qui se fient à cette technologie.

Géolocalisation : 43° 37′ 25″ N, 6° 21′ 50″ E

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Photo Alexis Campo 20 octobre 2018.

La chapelle et son environnement sont réservés à la rencontre avec Dieu dans le silence.

Pèlerinage en famille

Pour les amateurs de marche à pied, il est possible de se rendre à Notre-Dame de Spéluque à partir du village d’Ampus par un itinéraire en boucle. Une petite randonnée pèlerine en famille… de 8 km et de 2h40 avec petits enfants.

À propos

Site officiel publié par l’Association (loi 1901) des Amis de Notre-Dame de Spéluque fournissant des informations sur le statut juridique, les horaires des cérémonies, la situation géographique, l’accès, l’adresse, l’historique de la chapelle romane provençale du onzième siècle Notre-Dame de Spéluque (appelée aussi Notre-Dame du Plan) située à Ampus, dans le Haut-Var, en France, Cette chapelle, classée au titre des Monuments Historiques, est privée mais ouverte au public à certaines conditions.

Tous les dimanches et jours de fêtes, messe orientée vers le Seigneur à 11h00 dans la forme extraordinaire du rit romain et chant grégorien (lectures en français).

Nous sommes  heureux de faire savoir qu’à l’occasion de la fête de la Nativité de la Vierge (8 septembre) – appelée localement la fête de Notre-Dame du Plan – Monseigneur Dominique REY, évêque de Fréjus-Toulon, est venu présider en 2017 les cérémonies.


Les Amis de Notre-Dame de Spéluque
2001, chemin du Turquet
83111 AMPUS

Tél. : 06.44.13.44.97

Pauvre & dépouillée

Haut-lieu spirituel du Haut-Var, la chapelle est pauvre et dépouillée. Seule, en haut dans une niche, face à la porte d’entrée principale, une statue miraculeuse de la Vierge Marie du Xe siècle accueille le visiteur et le conduit à Jésus présent au Saint-Sacrement.

Photo de la nef & du choeur prise avec un drone par Flavien Allemand le 11 juin 2017

Cérémonies liturgiques

Photo : Alexis CAMPO, Jeudi de l’Ascension 25 mai 2017

Tous les dimanches et fêtes, messe orientée vers le Seigneur à 11h00 dans la forme extraordinaire du rit romain et chant grégorien (lectures en français).

Desservants incardinés dans le diocèse de Fréjus-Toulon :

  • Abbé Alexis Campo, chancelier du diocèse  & chapelain
  • Abbé Jean-Christophe Pélégri

Pour contacter l’abbé Alexis Campo, chapelain : 06 44 13 44 97

Pour contacter sœur Marie du Saint-Esprit, op, présidente de l’Association des Amis de Notre-Dame de Spéluque : 06 28 92 91 16

Dans cette chapelle la messe est dite habituellement dans la forme extraordinaire du rit romain. La configuration des lieux ne permet que des messes célébrées vers l’Orient (soleil levant) sur un autel du Xe siècle.

S’adresser au chapelain ou à la sœur dominicaine pour une visite des lieux ou une demande de célébration de messe. Prévoir d’amener ses propres ornements et vases sacrés.


Réflexions du Cardinal Robert Sarah, Préfet de la Congrégation pour le culte divin, sur le sacré: le cardinal constate que souvent le prêtre ne célèbre plus l’amour du Christ à travers son sacrifice mais célèbre une rencontre entre amis, un repas convivial, un moment fraternel. En cherchant à inventer des liturgies festives nous courons, dit-il, le risque d’un culte trop humain, à la hauteur de nos désirs et des modes du moment. Pour replacer Dieu au centre de la liturgie le cardinal donne deux moyens : le silence et la célébration tournée vers Dieu.

« Se convertir, c’est se tourner vers Dieu, dit le cardinal Sarah, prêtres et fidèles ensemble dans la même direction, vers le Seigneur qui vient. Par cette manière de célébrer, nous expérimentons, jusque dans nos corps, la primauté de Dieu et l’adoration. nous comprendrons que la liturgie est d’abord notre participation au sacrifice parfait de la Croix. J’en ai fait l’expérience ; en célébrant ainsi, l’assemblée, avec le prêtre à sa tête, est comme aspirée par le mystère de la croix au moment de l’élévation ».

En mémoire de Jules Marquis de LYLE-TAULANE

Sur une plaque en marbre sont gravés les mots latins suivants :

ulii Marchionis de LYLE-TAULANE
avi mei
Qui hoc sacellum restituit
atque par effecit Bae Mariae Virgini honorandae
et matris meae sanctissimae feminae
virgini deiparae devotissimae
quae idem sacellum temporibus iniquis
ab impia spoliatione liberatum
fidelium pietati conservavit
memoriae sacrum
H. J. IX-VIII-MCMXLVII

En mémoire de Jules Marquis de LYLE-TAULANE mon grand père
qui a restauré ce sanctuaire
et l’a rendu à la dévotion en l’honneur de la bienheureuse Vierge Marie
et de ma mère très sainte femme et très dévote de la Vierge Mère de Dieu
qui, de même, a libéré en des temps iniques ce sanctuaire sacré de l’impie spoliation et l’a conservé à la piété des fidèles.

Henri de Jerphanion, 9 août 1947

Photo : Alexis Campo, 16 avril 2017, tableau attribué à Louis Brea, peintre primitif niçois (vers 1450-vers 1522-1525) dépôt à Notre-Dame de Spéluque pour Pâques.

Historique

Carte postale : photo prise en 1915, famille Teisseire et les 5 enfants.

Les photos au milieu du texte ont été fournies par la famille Teisseire le 7 juillet 2018.

La chapelle Notre-Dame de Spéluque, située sur la commune d’Ampus dans le Var (France). L’ensemble fut un prieuré de l’abbaye de Lérins jusqu’à la Révolution.

L’actuelle sacristie de la chapelle primitive remonte au Xe siècle et fut, sans doute, érigée à l’emplacement d’un ancien lieu de culte païen.

Les Sarrasins, quittant leur repaire de Fraxinet (La Garde-Freinet), firent irruption dans la plaine de Tourtour. Les habitants se réunirent pour résister et jurèrent, s’ils remportaient cette victoire, de construire une chapelle, témoignage de leur reconnaissance à la Vierge.

Ils chassèrent l’envahisseur et construisirent l’édifice. En 990, Almerade évêque de Fréjus, la dota d’un « autel en Val d’Empure » consacré à la Vierge (cartulaire de l’abbaye de Lérins).

Cette chapelle primitive étant devenue trop petite, on lui en adjoignit une autre qui fut consacrée en 1090 par Raymond Béranger, évêque de Fréjus. À l’époque, un monastère et un village se regroupaient autour de cette église.

Quelques années plus tard, un chevalier nommé Tuan et des membres de sa famille saccagèrent ce joyau de l’art roman ainsi que le monastère et le petit village. Seule fut réparée la chapelle au milieu de la petite plaine. Elle fut pourvue d’un prieur et desservie par quatre moines.

Selon l’historien local Marcel Faure, la basilique fut consacrée le 10 janvier 1090 par Bérenger III, évêque de Fréjus.

A la Révolution cette chapelle, Beate Marie de Speluca comme on la désignait dans les anciens textes, appelée également aujourd’hui Chapelle Notre-Dame du Plan, a été vendue comme « bien national » et acquise par Madame d’Autran puis rachetée par la famille de Jerphanion.

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Le classement au titre de la loi du 31 décembre 1913 sur les monuments historiques est intervenu par arrêté du 26 juin 1990. L’annexe accolée au sud, englobant le chevet, construit plus récemment (sans doute XVIIIe), n’est pas compris dans la protection.
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C’est un édifice à nef unique comprenant en plan trois travées terminées par un chœur semi-circulaire voûté en cul-de-four. La nef est elle-même couverte d’une voûte en berceau brisé soutenue par des arcs doubleaux retombant sur des impostes et des piliers rectangulaires. Les murs latéraux sont rythmés par des arcades de décharge. La chapelle est située en bordure de la Nartuby, au pied du plateau des Rouvières et bordé par le Plan de Canjuers. Le chevet plat est englobé, au nord, dans une sacristie qui est la chapelle primitive du Xe siècle. L’édifice possède un remarquable autel pentadote du XIe siècle des plus rare, composé de deux colonnes torsadées, deux colonnes à fûts lisses et une colonne à fût hexagonal. LUne des colonnes est surmontée de chapiteaux à feuillage.

La meurtrière absidiale possède un vitrail représenterait Notre-Dame, l’oculus éclairant la face ouest a lui aussi conservé son vitrail. Ils datent probablement de la deuxième moitié du XIXe siècle (vers 1868 ?), date à laquelle la chapelle fut réparée et le clocher construits.

En 1793, elle fut vendue comme bien national et, après avoir servi pendant une quarantaine d’années d’abri agricole sinon de bergerie, achetée par madame d’Autran, puis par la famille de Jerphanion qui la rendirent au culte. D’importantes réparations sont alors entreprises et le clocher construits. La cloche est, elle, datée de 1843.
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Enfin, Madame Louise de Jerphanion (†), souhaitant rendre à cette chapelle privée sa destination première, y accueille une moniale dominicaine de Paray-le-Monial (Saône-et-Loire).

La chapelle est désormais propriété de l’association diocésaine de Fréjus-Toulon avec bail emphytéotique à l’Association des amis de Notre-Dame de Spéluque.
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M. l’Abbé Alexis Campo, chancelier, a été nommé à compter du 1er septembre 2016 chapelain de la chapelle Notre-Dame-de-Spéluque (réf. 2016 / 80), par Monseigneur Dominique Rey évêque de Fréjus-Toulon.

Source : Article Wikipédia (cc by-sa 3.0).

Le retour de Ponce Pilate

Le retour de Ponce Pilate : l’Église provoquée au courage

On n’a pas oublié qui est Ponce Pilate. C’est un homme intelligent, professionnellement compétent et soucieux d’être un bon fonctionnaire. Il est clairvoyant, sensible au bien, désireux d’être juste. Mais il est faible, versatile, opportuniste. Il parle le langage d’un juge honnête et d’un homme de devoir. Mais se laissant conseiller par le désir de plaire, il va de concession en concession et devient finalement un homme méprisable et malfaisant. Dans le secret de sa conscience, il estimait Jésus de Nazareth. Il le savait innocent. Il eût été content d’arriver à le sauver. Mais il a peur de l’impopularité. Alors il hésite, tergiverse, essaie de gagner du temps, prend des faux-fuyants. Il fait châtier Jésus. Toutefois, en mettant ainsi le doigt dans l’engrenage de l’injustice et du mal, il y passera tout entier. D’abandon en abandon, il est amené à libérer Barabbas le brigand et à faire crucifier « l’Innocent » qui dérange. Et il s’en lave les mains.

Ponce Pilate ne risque-t-il pas de revenir ? N’est-il pas déjà parmi nous ? On le trouve dans tous les pays et dans tous les camps, partout où « l’Innocent » continue à déranger.

Beaucoup d’hommes sont devenus semblables à Ponce Pilate, des hommes comme lui capables d’influence, comme lui intelligents, pleins de bonnes intentions, désireux de bien faire et qui n’ont pas peur de parler ou d’agir quand cela ne comporte aucun risque. Mais lorsqu’il s’agit de faire un choix difficile, de redresser une situation, ils cherchent comme Pilate des alibis. Ils se disent que, pour garder de l’influence, il faut savoir faire des concessions ; il ne faut pas déplaire même à ceux qui ont tords. Ils appellent patience ce que d’autres appellent faiblesse et lâcheté. […] Il ne faudrait pas oublier qu’en fin de compte le Christ « doux et humble » a été un grand lutteur. C’est avec vigueur qu’il a combattu l’abus des richesses, la duplicité des pharisiens, les méfaits du formalisme. La vie tout entière du Christ – comme celle des prophètes – fut un risque permanent, un témoignage courageux, et c’est à cause de cela qu’on le mit à mort, comme les prophètes.

Tandis que ceux qui imitent Ponce Pilate cherchent avant tout à se protéger. Mais comme Ponce Pilate ils trahissent… et s’en lavent les mains.

En beaucoup d’entre nous, Ponce Pilate renaît à certains moments. Parce qu’il est confortable d’être superficiel ou parce que nous avons peur, nous refusons de reconnaître la multiplicité des niveaux que nous portons en nous et de rejoindre courageusement cette profondeur de la conscience où l’on découvre le Chemin exigeant vers la Vérité et la Vie.

Le procès du Christ continue. Il doit nous empêcher de dormir.

Pour ceux dont la vocation est d’être des relais de l’enseignement des apôtres, le moment est venu de prendre particulièrement à cœur l’exhortation solennelle adressée par l’apôtre Paul à son disciple Timothée :

« Devant Dieu, et devant le Christ Jésus qui va juger les vivants et les morts, je t’en conjure, au nom de sa Manifestation et de son Règne : proclame la Parole, interviens à temps et à contretemps, dénonce le mal, fais des reproches, encourage, toujours avec patience et souci d’instruire. Un temps viendra où les gens ne supporteront plus l’enseignement de la saine doctrine ; mais, au gré de leurs caprices, ils iront se chercher une foule de maîtres pour calmer leur démangeaison d’entendre du nouveau. Ils refuseront d’entendre la vérité pour se tourner vers des récits mythologiques. Mais toi, en toute chose garde la mesure, supporte la souffrance, fais ton travail d’évangélisateur, accomplis jusqu’au bout ton ministère » (2 Timothée 4, 1-5).

Source : Léon Arthur ELCHINGER, Le retour de Ponce Pilate. L’Église provoquée au courage, Fayard, 1975, pp. 15-16.

Une Église intériorisée et simplifiée

« De la crise d’aujourd’hui émergera une Église qui aura perdu beaucoup. Elle deviendra petite et devra repartir plus ou moins des débuts. Elle ne sera plus en mesure d’habiter la plupart des édifices qu’elle avait construits au temps de sa prospérité. Et étant donné que le nombre de ses fidèles diminuera, elle perdra aussi une grande partie des privilèges sociaux… mais malgré tous ces changements que l’on peut présumer, l’Église trouvera de nouveau et avec toute l’énergie ce qui lui est essentiel, ce qui a toujours été son centre : la foi en Dieu Un et Trinitaire, en Jésus-Christ, le Fils de Dieu fait homme, avec l’Esprit Saint qui nous assiste jusqu’à la fin des temps.

Elle ressurgira par les petits groupes, les mouvements et une minorité qui remettra la foi et la prière au centre de leur vie et expérimentera de nouveau les sacrements comme service divin et non comme un problème de structure liturgique. Ce sera une Église plus spirituelle, qui ne s’arrogera pas un mandat politique flirtant de-ci avec la gauche et de-là avec la droite. Elle fera cela avec difficulté. En fait, le processus de la cristallisation et de la clarification la rendra pauvre, la fera devenir une Église des petits, le processus sera long et pénible… mais après l’épreuve de ses divisions, d’une Église intériorisée et simplifiée sortira une grande force.

Les hommes qui vivront dans un monde totalement programmé vivront une solitude indicible. S’ils ont perdu complètement le sens de Dieu, ils ressentiront toute l’horreur de leur pauvreté. Et ils découvriront alors la petite communauté des croyants comme quelque chose de totalement nouveau : ils le découvriront comme une espérance pour eux-mêmes, la réponse qu’ils avaient toujours cherchée en secret… Il me semble certain que des temps très difficiles sont en train de se préparer pour l’Église. Sa vraie crise est à peine commencée. Elle doit régler ses comptes avec de grands bouleversements. Mais je suis aussi tout à fait sûr de ce qui restera à la fin : non l’Église du culte politique… mais l’Église de la foi. C’est sûr qu’elle ne sera plus la force sociale dominante dans la mesure où elle l’était jusqu’il y a peu de temps. Mais l’Église connaîtra une nouvelle floraison et apparaîtra comme la maison de l’homme, où trouver vie et espérance au-delà de la mort » (Joseph Ratzinger, Foi et Avenir, Paris, Mame, 1971).

Dimanche des Rameaux, 14 avril 2019

Le deuxième dimanche de la Passion est le dimanche des Rameaux. Les statues et les tableaux sont revêtus de voiles violets, ainsi que la croix de l’autel. La photo représente le choeur après le nouvel aménagement (il reste l’alimentation électrique à finaliser, les gaines sont en place).

Cette année, le chapelain a fait l’acquisition de 2 parasols chauffants pour permettre aux fidèles courageux de prendre part aux cérémonies du Triduum pascal.

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Le choeur rénové…

Un généreux donateur a permis de rénover le sol du Choeur en très mauvais état en s’inspirant du sol de la sacristie, sans doute d’origine.

Les terres cuites vernissées ont été fabriquées à l’ancienne – fait main – par les Terres cuites du Lubéron.

Elles ont été posées sur un lit de chaux par un artisan local.

Plusieurs photos seront mises en ligne sous peu.

Fernand Pouillon & l’art cistercien

Voici la demeure de Dieu avec les hommes. Il aura sa demeure avec eux ; ils seront son peuple et lui, Dieu-avec-eux, sera leur Dieu. Il essuiera toute larme de leurs yeux : de mort, il n’y aura plus ; de pleur,  de crise et de peine, il n’y en aura plus, car l’ancien monde s’en est allé. Apocalypse 21, 3 et s.

Extrait d’un grand in-folio de planches illustré des plans, façades et coupes de la Font Saint Joseph du Bessillon (diocèse de Fréjus-Toulon) édité en 1977 par les éd. Jardin de Flore, Paris, Place des Vosges.

Fernand POUILLON est l’architecte du monastère de la Font Saint Joseph du Bessillon ; il est également l’auteur du texte ci-dessous et du roman retraçant la construction de l’abbaye cistercienne du Thoronet, Pierres sauvages.

Plus que partout ailleurs, la vocation des moines maîtres d’œuvre s’expliquait de toute manière. S’il ne nous est malheureusement pas permis de connaître ces artistes et leur histoire, nous les sentons présents chaque fois que nous visitons les lieux où ils édifièrent jadis leurs chantiers. C’est avec émotion que nous évoquons leur présence et surtout l’idée maîtresse qui les anima. On a trop oublié à notre époque que l’édifice ressemblait à son maître. L’âme d’un architecte est semblable à ses œuvres : flatteuse comparaison pour l’époque des monastères, terrible vérité pour notre temps.

 

 

Du bon usage de la lenteur…

La lenteur se reconnaît à la volonté de ne pas brusquer le temps, de ne pas se laisser bousculer par lui, mais aussi de ne pas nous oublier en chemin. […] Des arbres centenaires accomplissaient leur destinée siècles après siècles et une telle lenteur avoisinait l’éternité.

Pierre Sansot, Du bon usage de la lenteur, éditions Payot & Rivage, 1988

Tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos, dans une chambre.

Blaise Pascal, Pensée, B139, Divertissement

De la patience

Ceux qui me connaissent savent que je suis impatient dans les petites choses : je ne sais pas attendre un autobus ! Je crois être patient dans les grandes choses, d’une certaine patience active dont je veux dire ici un mot. C’est tout autre qu’une attente vide, qu’une certaine faculté d’expectation chronologique. C’est une certaine qualité de l’esprit, ou plutôt de l’âme, qui prend sa racine dans la conviction profonde et existentielle, d’abord que Dieu mène le jeu et accomplit par nous un dessein de grâce, ensuite que, pour toutes les grandes choses, les délais de maturation sont nécessaires. On ne peut se dispenser de travailler avec le temps, à condition qu’il s’agisse, non d’un temps vide, mais d’un temps où il se passe quelque chose, à savoir la maturation de ce dont le germe a été confié à la terre. Cette patience profonde est celle du semeur qui sait que « quelque chose germera » (cf. Za. 3, 8 ; 6, 12). J’ai souvent pensé à la parole de saint Paul : « La patience engendre l’espérance » (Rm. 5, 5). (…) Ceux qui ne savent pas souffrir ne savent pas non plus espérer. Les hommes trop pressés, qui veulent tenir tout de suite l’objet de leur désir, ne le savent pas. Le semeur patient, qui confie sa graine à la terre et au soleil, est l’homme même de l’espérance. « A celui qui sait attendre, toutes choses finiront par être révélées, à condition qu’il ait le courage de ne pas renier dans les ténèbres ce qu’il a vu dans la lumière » (Coventry Patmore).
Yves CONGAR, o.p., Réflexions et souvenirs 1929-1973, Cerf, 1974

Photo : Martin FRY, 6 août 2010

Passer invenit sibi domum et turtur nidum, ubi reponat pullos suos…

Un couple de Huppes fasciées a fait son nid dans une cavité de la façade sud de la chapelle.
Un autre couple d’hirondelles a réactivé un nid fixé sur la voute de la chapelle.
Nous ne pouvons que fredonner la merveilleuse antienne grégorienne de communion du troisième dimanche de Carême dont les paroles sont tirées du psaume 83 : Passer invenit sibi domum et turtur nidum, ubi reponat pullos suos.